
BILAN DU MOIS DE JANVIER 2010
La croissance peut-elle soutenir la reprise ?
Les regards se focalisent sur l’endettement des Etats européens symbolisé par la Grèce… Après avoir applaudi aux interventions des pouvoirs publics pour d’abord sauver les banques, puis soutenir la reprise, nous semblons maintenant découvrir que le remboursement de la dette publique nécessite une croissance nettement plus forte que celle constatée ou attendue par les prévisionnistes.
Les événements, probablement amplifiés par des mouvements spéculatifs, contribuent à alimenter un climat d’incertitude sur les modalités et les échéances de sortie de crise. Plus que les niveaux d’endettement en % du PIB ce sont les capacités des économies nationales à créer de la croissance qui inquiètent… Des pays comme l’Espagne sont notamment désignés comme ne présentant pas les ressources nécessaires à une reprise saine et durable.
Les carences des traités européens sur la résolution à ce type de crise créent des atermoiements sur les méthodes et les acteurs à appeler à la rescousse (banque centrale, Etats, FMI, etc…).
Quelques bonnes nouvelles
Les bonnes nouvelles macroéconomiques viennent principalement des pays émergents qui poursuivent leur développement et en font profiter les pays exportateurs comme l’Allemagne notamment, d’autant que la baisse de l’euro leur donne un atout de poids
Les chiffres de croissance, bien qu’insuffisants sont tous positifs et le climat des affaires tend à s’améliorer partout dans le monde.
Du côté des US, même si beaucoup de paramètres restent encore en demi-teinte, les chiffres sont aussi en amélioration, notamment sur le terrain de l’emploi et des dépenses de restockage des entreprises.
La situation budgétaire de la Grèce, très déficitaire, a participé à l’affaiblissement de l’euro par rapport à toutes les monnaies (-3% par rapport au dollar, -2.5% sur la livre, -6% sur le yen)
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Parité des devises |
Au 31/01/2010 |
Variation sur le mois |
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Euro / Dollar |
1.386 |
- 0.046 (- 3.2%) |
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Euro / Livre |
0.864 |
- 0.023 (- 2.5%) |
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Euro / Yen (100) |
125.14 |
- 8.13 (-6.1%) |
La Fed et la BCE préparent désormais le marché à une hausse prochaine des taux d’intervention.
En janvier le marché a mis la pression sur les dettes souveraines avec un écartement historique du différentiel de taux sur les obligations grecques (à +400 points), puis par contagions aux obligations portugaises et espagnoles. Le niveau de taux de l’OAT 10 ans navigue autour de 3.5%.
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Taux 10 ans |
Au 31/01/2010 |
Variation sur le mois |
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France |
3.46 |
- 0.13 |
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Etats-Unis |
3.58 |
- 0.25 |
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Grande-Bretagne |
3.94 |
- 0.08 |
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Japon |
1.33 |
- 0.03 |
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(en euros) |
Au 31/01/2010 |
YTD |
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Euro MTS Global |
+ 0.15 % |
+ 0.28 % |
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Iboxx Corporate |
+ 1.52 % |
+ 1.61 % |
Le classique « effet Janvier » a fait long feu et les principaux marchés actions mondiaux se sont significativement retournés à la baisse dans un contexte de fort retour de la volatilité (Vix) : le risque sur la dette souveraine de la Grèce a fait craindre une contagion sur les spreads des pays à fort endettement (PIGS). Il a aussi posé la question de la pérennité de l‘union monétaire en Europe avec, en parallèle, une remise en cause de l’Euro.
D’autres facteurs ont pesé sur les marchés : le plan Obama de limitation de la prise de risque dans les banques américaines (limitation des opérations pour compte propre et garanties de dépôt) a bien sûr pesé sur le secteur bancaire.
Du côté de la Chine, le coup de frein sur le crédit pour éviter la surchauffe alimente aussi les doutes quant à la pérennité de la reprise économique et a déjà fait baisser les prix des matières premières et des métaux.
Malgré tout, les effets du restockage commencent à apparaître aux USA et les résultats des entreprises continuent à être plutôt supérieurs au consensus.
En devise locale, les principaux marchés actions mondiaux ont connu un tassement significatif : c’est le marché européen qui s’est révélé le plus résistant (DJ Stoxx600 -2,73%) suivi du marché japonais (Nikkei225 -3,3%) ; viennent ensuite les marchés américain (S&P500 -3,7%), anglais (FTSE100 -4,14%) et eurolandais (Eurostoxx -4,68%). Du point de vue de l’investisseur eurolandais en euros, cette hiérarchisation est largement remise en cause par l’affaiblissement de l’Euro contre livre sterling, dollar US et surtout yen japonais qui propulsent par ordre croissant les FTSE100, S&P500 et surtout Nikkei225 en tête devant les indices européens. Les pays des BRIC ont encore été un peu plus affectés à l’exception notable de la Russie. Au sein des indices eurolandais, les sous-performances sont très dispersées puisque l’ATX autrichien (-0,08%) est stable alors que l’Ibex35 espagnol (-8,31%) est durement touché.
L’immobilier coté eurolandais (EPRA Euro -0,35%) surperforme significativement au regard de l’Eurostoxx. En termes de niveau de capitalisation, le compartiment des Small est très au dessus des Mid et surtout des Large, et cela tant en Europe (S/M/L = +0,57%/-0,66%/-3,24%) qu’en zone Euro (S/M/L = -0,48%/-1,63%/-5,39%).
Concernant les perspectives de bénéfices nets par action (bna), les variations pour l’exercice 2010 continuent d’être révisées à la hausse en Europe (Stoxx600 +32,7% vs +30% fin 2009) et aux USA (+30,1% vs +28,2%).
Les niveaux de valorisation se sont tassés avec la décrue des cours tant en Europe (PER 2010 de 12,6 vs 13,2 fin 2009 sur le Stoxx600) qu’aux USA (13,8 vs 14,5 sur le S&P500).
Dans la zone Euro, les secteurs ayant contribué positivement à la performance mensuelle sont très minoritaires : il s’agit essentiellement de la Technologie (Nokia) et de la Distribution (Carrefour) ; à l’inverse, les contributions les plus négatives sont principalement les Banques (Banco Santander, BBVA,SG), les services aux collectivités (E.ON, GDF Suez), les Télécommunications (Telefonica, Deutsche Telekom), la Chimie (Bayer), le Pétrole & Gaz (Total) ainsi que l’Assurance (Allianz, AXA).
Performances des indices actions
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(en euros) |
Au 31/12/2009 |
YTD |
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SBF 250 |
- 4.56 % |
- 4.07 % |
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DJ Stoxx 600 |
- 2.81 % |
- 2.73 % |
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S&P 500 |
- 1.46 % |
- 0.66 % |
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Nikkei 300 |
+ 3.14 % |
+ 4.62 % |
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MSCI Monde |
- 1.78 % |
- 1.17 % |
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CAC Mid & Small 190 |
+ 1.98 % |
+ 1.83 % |
Achevé de rédiger le 16 février 2010