
La tendance générale reste à l’amélioration de la conjoncture. Les indicateurs publiés récemment, qui dans l’ensemble ressortent plutôt supérieurs aux attentes, sont cohérents avec un scénario de reprise graduelle de l’économie et rendent assez improbable une rechute à court terme de l’activité.
La reprise économique est tirée par un fort rebond de la production industrielle. Ce mouvement devrait se poursuivre grâce aux effets de restockage encore à venir. L’activité dans les services reste encore un peu en retrait à ce stade.
Les risques portent notamment sur la demande, compte tenu de la hausse du taux de chômage et d’une remontée tendancielle du taux d’épargne. Les risques sont liés aussi à la fin des politiques expansionnistes (stratégies de sortie ?).
Le contexte global devrait rester non inflationniste, compte tenu des considérables excédents de capacité dans le monde, qui prendront beaucoup de temps à se résorber. Il y a une assez grande incertitude sur la pente de croissance soutenable dans les économies développées, compte tenu notamment du fardeau de la dette publique et d’un moindre recours au crédit pour financer la croissance. On peut anticiper en revanche un retour à un rythme de croissance soutenu dans la plupart des pays émergents, en Chine particulièrement. Cet environnement est propice à l’apparition de bulles spéculatives du fait des énormes liquidités disponibles.
Avec la confirmation d’un faisceau d’indicateurs économiques favorables qui valide le scénario de reprise graduelle de l’économie, nous revenons à une position surpondérée (contre neutre à légèrement surpondérée le mois dernier) sur les marchés actions. Nous considérons que les marchés devraient rester globalement soutenus par un contexte de taux durablement bas, de liquidités abondantes et d’amélioration de l’environnement économique.
|
Actions |
Obligations |
En termes d’allocation géographique au sein des marchés actions, nous redevenons neutres (contre sous-pondérés) sur le Japon, en considérant que les mauvaises nouvelles sont déjà intégrées dans le marché et que les perspectives s’améliorent. Nous pensons que les performances des marchés actions devraient rester globalement assez homogènes entre les pays développés. Les marchés émergents devraient continuer à amplifier les mouvements de marché, à la hausse comme à la baisse.
|
USA |
Zone euro |
Royaume-Uni |
Japon |
Asie |
Sur les marchés de taux, nous restons globalement neutres. Nous anticipons plutôt une remontée graduelle des taux longs, compte tenu de l’amélioration progressive de l’économie, de la baisse de l’aversion au risque et de la fin prochaine des politiques monétaires non conventionnelles (bien avant une remontée des taux directeurs). Toutefois, la pente actuelle de la courbe des taux reflète déjà une anticipation de remontée des taux et le potentiel de pentification supplémentaire nous semble limité. Nous sommes neutres sur les maturités moyen terme, mais négatifs sur les maturités long terme et court terme.
Nous anticipons une réduction des spreads souverains dans la zone Euro (normalisation).
Sur les marchés de crédit corporate euro, nous sommes négatifs, considérant que l’essentiel du mouvement de resserrement des spreads a déjà été fait (retour sur les niveaux d’avant choc Lehman) et que la valorisation relative devient moins intéressante que celle des actions.
|
Taux |
Corporate Euro |
Nous restons négatifs sur les obligations en USD et devenons négatifs également sur les obligations en GBP.
|
USA |
Zone Euro |
Royaume-Uni |
Sur les marchés des changes, nous restons neutres à ce stade sur le dollar américain. Nous restons neutres sur la Livre, les risques étant compensés par la relative faiblesse de la devise. Nous restons neutres sur le Yen.
|
Dollar |
Livre |
Yen |
Fonds profilés : augmentation de la surpondération actions
Mandats Assurance : RAS
Achevé de rédiger le 12 janvier 2009